Max Waller
Cet article est une ébauche concernant un écrivain belge.
| Naissance | |
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| Décès | |
| Nom de naissance |
Léopold-Nicolas-Maurice-Édouard Warlomont |
| Pseudonymes |
Max Waller, Peter Corneille, Rimaille |
| Nationalité | |
| Activités | |
| Père |
Évariste Warlomont (en) |
Maurice Warlomont (mieux connu sous son nom de plume Max Waller), né à Bruxelles le et mort à Saint-Gilles le , est un poète, écrivain et critique littéraire belge. Au cours de sa courte carrière artistique, il a écrit des nouvelles, un essai de roman, une comédie, un acte, et des poésies.
Biographie
Famille
Maurice Warlomont (à l'état-civil Léopold-Nicolas-Maurice-Édouard Warlomont) est né à Bruxelles[1] en 1860. Son père, Évariste Warlomont (d) (Aubel, 1820 - Bruxelles, 1891), docteur en médecine[2], ophtalmologue éminent, nommé en 1849 médecin adjoint à l'Hôpital militaire de Bruxelles dont il démissionna en 1852, membre de l'Académie Royale de Médecine de Belgique, rédacteur en chef des Annales d'oculistique, oculiste du roi Léopold II et de la reine, était également un philanthrope s'occupant de questions sociales relatives à l'hygiène. La mère de Maurice Warlomont, Delphine Darche, née à Maubeuge en 1825 et morte à Bruges en 1899, descendait d'une famille de notables aisés[3]. Du mariage contracté à Charleroi en 1852 d'Évariste Warlomont et de Delphine Darche naquirent quatre enfants, nés à Bruxelles : une fille, Valentine, née en 1854, qui sera l'épouse de l'officier Auguste Deppe, puis trois garçons, René en 1855, futur médecin militaire, Charles en 1857 et enfin Maurice. Charles Warlomont, lieutenant chez les grenadiers[4], est mort à Boma dans l'État indépendant du Congo en 1888 où il était parti chercher consécration et fortune. Il laissa des lettres et des carnets de notes que son frère publiera de manière posthume[5].
Carrière
Après ses études secondaires à Bruxelles, il étudie les sciences et la philosophie de Louvain à Bonn sans se décider à choisir une profession. Il fonde [6] la revue littéraire La Jeune Belgique en 1881 et son directeur pendant huit ans[7]. À ses débuts, il a publié sous les noms de plume de Olivier, Peter Corneille, Jacques (à La Nation), Rimaille et Siebel[8], avant d'adopter le pseudonyme de Max Waller.
Il a collaboré à différents journaux bruxellois dont le quotidien Le Soir et La Nation comme critique littéraire et était secrétaire du Cercle des arts et de la presse[9].
Au niveau artistique, il est connu pour la comédie en trois actes Jeanne Bijou jouée au théâtre l'Alcazar à Bruxelles et un acte Poison qui a connu le succès au théâtre Molière à Ixelles[10].
Il était tour à tour d'une nature enjouée et mélancolique[9].
Il décède du typhus à Saint-Gilles le . Il a reçu des funérailles à l'église Saint-Gilles de Saint-Gilles et a été inhumé à Hofstade près de Malines[9].
Œuvres
- Le Faust de Goethe. Bruxelles : imp. de la Société générale d'imprimerie, de distribution et d'affichage : lib. J. Rozez, s.d.
- Camille Lemonnier. [S.l.] : [s.n.], 1882.
- Daisy, roman, éd. P. Lacomblez, Bruxelles, 1892.
- Le naturalisme littéraire. [S.l.] : [s.n.], 1882
- Greta Friedmann, souvenirs de Bonn.
- L'amour fantasque. éd. Brancart, Bruxelles 1883.
- La vie bête, recueil de nouvelles, éd. de bibliophile, Bruxelles, 1883.
- Parnasse de la jeune Belgique. Sous la direction littéraire de MM. Iwan Gilkin, Albert Giraud et Max Waller. Bruxelles : Édition de bibliophile, 1883.
- Le baiser. Bruxelles : imp. Ad. Mertens, 1883.
- La Petite Veuve : saynète en un acte, en prose. Georges Rodenbach, Max Waller. Bruxelles : Fink, 1884.
- Le salon de Bruxelles, imp. Ed. Maheu : lib. J. Finck, Bruxelles, 1884.
- Lysiane de Lysias, ouvrage, imp. Félix Callewaert père, Ve Monnom, successeur, Bruxelles, 1885.
- Jeanne Bijou : pièce en trois actes, représentée pour la première fois à Bruxelles sur le théâtre de l'Alcazar royal, le 6 février 1886. Bruxelles : imp. F. Callewaert : et chez tous les libraires, [s.l.].
- Poison, acte de théâtre, 1888.
- La flûte à Siebel, recueil de vers, éd. Paul Lacomblez, Bruxelles, 1891.
- Œuvres
-
La Petite Veuve, 1884.
-
Lysiane de Lysias, 1885.
-
Jeanne Bijou, 1886.
-
La Jeune Belgique, t. 7, 1888.
-
La Jeune Belgique, t. 8, 1889.
-
La Flûte à Siebel, 1891.
-
La Jeune Belgique, t. 11, 1892.
Notes et références
- ↑ Bruxelles, acte de naissance n° 961 du 26 février 1860. Naissance le 24 février 1860 à deux heures de relevée, rue des Épingles, section 6, n° 49, de Léopold Nicolas Maurice Edouard, fils de Jean Conrad Évariste Narcisse Warlomont, docteur en médecine, et de Delphine Ernestine Adèle Darche, conjoints, domiciliés même maison, sur déclaration du père âgé de 42 ans.
- ↑ G. Leboucq, Warlomont Evariste, Biographie Nationale, Volume 27, Bruxelles, Bruylant, 1938, col. 85 et 86, lire en ligne : [1].
- ↑ Son père, Valentin Darches - ou D'Arches de Tromcourt - né en 1780 à Couvin au château de Tromcourt, et mort en 1854 à Hautmont, fut maître de forges et de la verrerie Darche et conseiller général du Nord. Voyez Charles Dens, Un baptême à Couvin en 1782, dans les Annales de la Société Royale d'Archéologie de Bruxelles, Tome XXXII.
- ↑ Emile Van Balberghe et Nadine Fettweis, Warlomont Charles, Nouvelle Biographie Nationale, volume 5, 1999, pages 377 et suivantes, sous le lien : [2] et voyez aussi L. Guébels, Warlomont (Charles - Léon - Wilhelm), Biographie coloniale belge, T.I, 1948, col. 962 à 965, sous le lien : [3].
- ↑ Warlomont (Charles), Correspondance d'Afrique, ouvrage posthume avec une préface de Max Waller, in-12°, 143 pages, Bruxelles, Monnom, 1888.
- ↑ Albert Vander Linden, Waller (Max), Biographie Nationale, Volume 27, Bruxelles, Bruylant, 1938, col. 69 et suivantes, lire en ligne : [4].
- ↑ Encyclopædia Britannica. Max Waller. Page consultée le 30 juin 2006.
- ↑ Max Waller, Critique, romancier, nouvelliste, auteur dramatique…
- « Nécrologie », Journal de Bruxelles, , p. 2 (lire en ligne)
- ↑ « Nécrologie », Le Soir, , p. 3 (lire en ligne)
Annexes
Liens externes
- Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste :
- [5] Evocation gravée sur un timbre culturel de 1981.
Bibliographie
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- Paul André, Max Waller et la Jeune Belgique, Bruxelles, Le Thyrse/Librairie Vanderlinden, 1905. 156 pp.
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