Riley RM

Riley RM

Riley RM

Riley RM
Riley RM

Marque Riley
Années de production 1945 - 1955
Classe Grande routière
Usine(s) d’assemblage Drapeau du Royaume-Uni Coventry
Drapeau du Royaume-Uni Abingdon-on-Thames
Châssis - Carrosserie
Carrosserie(s) Berline 4 portes
2 portes ouvertes 2 ou 3 places
Cabriolet 2 portes 4 places
Dimensions
Longueur 4 547 mm
Largeur 1 600 mm
Hauteur 1 499 mm
Empattement 2 845 mm
Chronologie des modèles

La Riley RM est une gamme de berlines grandes routières produites par la firme britannique Riley Motors entre 1945 et 1955. Ces automobiles constituent les ultimes modèles élaborés en autonomie par la marque avant l’absorption de sa société mère, Nuffield, au sein de l’ensemble industriel formé avec Austin, à l’origine de la British Motor Corporation (BMC). La production de cette série s’effectue initialement à Coventry jusqu’en 1949, puis est transférée vers les ateliers MG d’Abingdon. Jusqu’en 1952, ces véhicules sont mis sur le marché sous les dénominations de Riley 1½ Litre et Riley 2½ Litre, avant que l’appellation « RM » ne soit forgée a posteriori par les historiens et collectionneurs afin de regrouper rétrospectivement les modèles antérieurs à cette date[1].

Quatre variantes de véhicules RM sont produites ; elles reposent toutes sur des motorisations Riley à quatre cylindres en ligne, caractérisées par des chambres de combustion de type hémisphérique et par la présence de deux arbres à cames en tête disposés latéralement sur les flancs du bloc-cylindres.

La RMA constitue une berline de gabarit important, laquelle se trouve ultérieurement supplantée par la RME dans la continuité de la gamme. Ces deux modèles recourent à une motorisation identique, d’une cylindrée de 1,5 litre (1 496 cm³), délivrant une puissance fiscale de 12 hp selon le barème du Royal Automobile Club. L’ensemble mécanique ainsi employé relève d’une conception antérieure au second conflit mondial et s’inscrit dans les solutions techniques élaborées durant la période précédant celui-ci.

La berline RMB, caractérisée par un empattement supérieur, cède sa place au modèle RMF. Ces deux versions partagent une motorisation d’une cylindrée accrue de 2,5 L, introduite en 1937 sous le vocable de « Big Four » et correspondant à la puissance fiscale britannique de 16 HP selon la classification du RAC.

Les déclinaisons RMC et RMD constituent des productions en série restreinte, configurées respectivement sous la forme d’un roadster découvrable biplace ou triplace, et d’un cabriolet doté de quatre places assises.

Désignée sous le sigle RMH, la Riley Pathfinder constitue l'ultime berline à bénéficier de la motorisation Big Four propre à la marque.

Riley Kestrel

Riley Kestrel de 1938

Sur le plan conceptuel, la gamme RM procède des berlines Kestrel de 1,5 et 2,5 litres, modèles notables de la firme Riley Motors dont l’esthétique et le succès commercial marquent la période de l'entre-deux-guerres. Cette filiation se double néanmoins d’une refonte structurelle : le véhicule intègre un châssis inédit pourvu d'une suspension avant indépendante à barres de torsion, dispositif technique qui synthétise et concrétise les innovations de l'ingénierie militaire développées durant la Seconde Guerre mondiale[2].

La série RM s’inscrit dans une recomposition conceptuelle du champ de l’ingénierie, les bombardements aériens sur Coventry ayant entraîné la destruction des gabarits de matrices employés pour les productions antérieures à la guerre[3].

Riley RMA

Riley RMA
Riley RM

Marque Riley
Années de production 19451952
Production 10 504 exemplaire(s)
Moteur et transmission
Moteur(s) Moteur avec quatre cylindres en ligne
Masse et performances
Vitesse maximale 121 km/h
Châssis - Carrosserie
Carrosserie(s) Berline 4 portes

Présentée en août 1945 pour une commercialisation à l'automne de la même année, la RMA constitue le premier modèle développé par le constructeur automobile Riley au lendemain de la Seconde Guerre mondiale[4]. Ce véhicule recourt à une motorisation de 1,5 L, s'équipe de freins hydromécaniques et bénéficie d'une suspension avant indépendante dotée de barres de torsion. Fidèle aux méthodes manufacturières britanniques traditionnelles, sa structure se compose d'une ossature en bois recouverte d'une carrosserie aux lignes classiques, architecture qu'il convient de distinguer du châssis proprement dit. Sa vitesse de pointe s'établit à 121 km/h. La production de la RMA s'étend jusqu'en 1952, année où la RME lui succède.

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Riley RMB

Riley RMB
Riley RM

Marque Riley
Années de production 1946 - 1952
Production 6 900 exemplaire(s)
Classe Grande routière
Usine(s) d’assemblage Drapeau du Royaume-Uni Coventry
Drapeau du Royaume-Uni Abingdon-on-Thames
Moteur et transmission
Moteur(s) 2,5 L moteur avec quatre cylindres en ligne
Puissance maximale 90 ch (67 kW)
Masse et performances
Vitesse maximale 140 km/h
Accélération 0 à 100 km/h en 16,8 s
Consommation mixte 14,4 L/100 km
Dimensions
Longueur 4 724 mm
Largeur 1 613 mm
Hauteur 1 499 mm
Empattement 3 023 mm

La firme commercialise en 1946 la RMB, déclinaison allongée de la RMA introduite l'année précédente, qu'elle dote d'une motorisation de 2,443 L.

La motorisation de ce véhicule repose sur le bloc à quatre cylindres en ligne dénommé « Big Four », d'une cylindrée de 2 443 cm³ (soit 2,5 l). Initialement doté de deux carburateurs de marque SU et développant une puissance nominale de 67 kW (soit 90 ch), ce groupe motopropulseur bénéficie en 1948 d'une optimisation technique qui porte sa puissance à 75 kW (soit 100 ch). Cette modification permet ainsi au modèle d'atteindre une vitesse maximale de 153 km/h.

La transition entre ces deux modèles de berlines se caractérise par un accroissement dimensionnel notable : le châssis subit une élongation de son empattement de 165 mm, tandis que la longueur hors-tout s'accroît de 178 mm. Sur le plan chronologique, le modèle RMF succède au type RMB au cours de l'année 1952.

Les exemplaires de la gamme RMB de 2,5 litres se distinguent, dans le présent de la description technique, par l’apposition d’emblèmes d’un bleu clair sur le capot et le hayon arrière, dispositif chromatique distinctif qui les singularise des déclinaisons RMA de 1,5 litre, lesquelles présentent des emblèmes d’un bleu plus soutenu[5].

En 1949, un véhicule soumis aux essais du périodique The Motor présente, selon les mesures effectuées, une vitesse maximale de l’ordre de 140 km/h, tandis que son aptitude à l’accélération lui permet de passer de 0 à 97 km/h en 16,8 s. Les relevés de consommation font état d’un rendement énergétique de 12,0 L/100 km. Le prix de l’exemplaire utilisé pour l’expérimentation s’établit à 1 224 £, taxes incluses[6],[7].

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Riley RMC

Riley RMC
Riley RM

Marque Riley
Années de production 19481951
Production 507 exemplaire(s)
Moteur et transmission
Moteur(s) 2,5 L moteur avec quatre cylindres en ligne
Puissance maximale 100 ch (75 kW)
Masse et performances
Vitesse maximale 160 km/h
Châssis - Carrosserie
Carrosserie(s) Deux portes ouvertes 2/3 places
1948 RMC au Canada

La Riley RMC Roadster constitue la déclinaison cabriolet biporte du modèle RMB, caractérisée par une unique banquette transversale apte à accueillir deux ou trois occupants. Ce véhicule se distingue par un volume de coffre accru ainsi que par un pare-brise escamotable. Bien que son lancement officiel soit programmé en mars 1948, son acheminement tardif vers la Suisse grève sa participation au Salon international de l'automobile de Genève. Principalement dévolu à l'exportation vers le marché nord-américain, ce modèle adopte de prime abord une direction à gauche conjuguée à une commande de boîte de vitesses implantée sur la colonne de direction. Les lignes de la carrosserie subissent des remaniements subtils : la ligne du capot et de la calandre est surbaissée, tandis que les mécanismes de verrouillage des volets du capot migrent vers l'habitacle. Enfin, la dotation de sécurité est complétée par l'adjonction de butoirs de protection sur les pare-chocs, et la capacité du réservoir de carburant se voit accrue pour atteindre 91 litres[8].

Dix-huit mois après ces événements, en septembre 1949, la firme Riley notifie qu'un contingent restreint de véhicules dotés de la direction à droite figure désormais au calendrier des fabrications ultérieures. La direction impute cette inflexion stratégique à un infime accroissement de ses dotations de matières premières sidérurgiques[9]. Cette voiture se dote de rideaux flasques en celluloïd translucide en guise de glaces latérales, dotés d'un opercule dédié aux signaux manuels, ainsi que d'une capote en composite amovible fixée sur une ossature métallique. Elle partage sa motorisation de 2,5 L développant 75 (100 ch) avec ladite automobile, une configuration qui lui permet d'atteindre une vitesse de pointe de 160 km/h.

Un peu plus de 500 exemplaires ont été construits entre 1948 et 1951.

La proue et la poupe du véhicule manifestent une homologie morphologique saisissante avec celles d’un modèle Ford V8 de 1934.

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Riley RMD

Riley RME
Riley RM

Marque Riley
Années de production 19491951
Production 502 exemplaire(s)
Moteur et transmission
Moteur(s) 2,5 L moteur avec quatre cylindres en ligne

Le coupé de ville Riley RMD, ultime cabriolet bi-porte manufacturé par la firme éponyme, partage son châssis et sa motorisation avec la berline RMB dont il procède directement. Ce véhicule est ainsi doté d'un moteur à quatre cylindres en ligne de 2,5 l développant une puissance nominale de 75 kW. Sa production, circonscrite entre 1949 et 1951, s'élève à un contingent d'un peu plus de 500 unités.

L'inauguration de ce modèle se déroule en octobre 1948, lors de l'exposition automobile d'Earl's Court à Londres[10].

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Riley RME

Introduit sur le marché en 1952, le modèle RME constitue une déclinaison optimisée du type RMA antérieur[11]. Ce véhicule conserve le groupe motopropulseur d’origine, à savoir un bloc à quatre cylindres en ligne d'une cylindrée de 1,5 litre. La partie cycle bénéficie d'une innovation structurelle majeure avec l'adjonction d'un dispositif de freinage intégralement hydraulique. Sur le plan de la carrosserie, les modifications esthétiques et fonctionnelles portent sur la lunette arrière, désormais élargie et incurvée. Enfin, la transmission subit un ajustement technique visant à accroître la réactivité de l'automobile : le rapport de démultiplication du pont arrière se voit modifié, passant d'une valeur de 4,89:1 à 5,125:1[12].

L’arrêt de la production du moteur RMF de 2,44 L 2 443 cm3 en octobre 1953 coïncide avec un remaniement substantiel des spécifications techniques de la variante RME. Cette révision stylistique et structurelle se traduit notamment par l’abrogation des marchepieds ainsi que par l’inauguration de garde-boues antérieurs intégralement reconfigurés.

La production de la RME prend fin en 1955. Deux ans plus tard, la firme lui substitue la Riley One-Point-Five. Initialement élaboré pour supplanter la Morris Minor, ce modèle n’est toutefois jamais diffusé sous ce dernier patronyme. Conçu sous l’égide de la British Motor Corporation (BMC), le véhicule s'avère exempt de toute filiation avec la lignée des séries RM. Nettement plus courte que son aînée, la voiture fait l’objet d’un rebadgeage polymorphe : elle est distribuée par d’autres enseignes du groupe, à l'instar de la Wolseley 1500, ou commercialisée sur le marché australien sous les dénominations de Morris Major et d’Austin Lancer.

En 1952, le magazine britannique The Motor procède à l’essai d’un modèle RME et en relève une vitesse maximale de 121 km/h, ainsi qu’une capacité d’accélération de 0 à 97 km/h en 29,5 s. Les mesures de consommation établissent une dépense de carburant de 11,7 L/100 km. Le véhicule soumis à ces évaluations est alors proposé au prix de 1 339 £, taxes comprises[12].

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Riley RMF

Riley RMF
Riley RM

Marque Riley
Années de production 19521953
Production 1 050 exemplaire(s)
Moteur et transmission
Moteur(s) 2,5 L moteur avec quatre cylindres en ligne
Châssis - Carrosserie
Carrosserie(s) Berline à 4 portes
Chronologie des modèles

En 1952, la firme Riley substitue le modèle RMF à la RMB. Cette nouvelle itération hérite de la motorisation de sa devancière, un bloc de 2,5 litres de cylindrée doté de quatre cylindres de fort alésage. Elle intègre également diverses optimisations mécaniques développées conjointement pour la variante RME. Sur le plan de la signalétique scripturale, la RMF se distingue par des emblèmes apposés sur le capot et la malle arrière dont le lettrage arbore une teinte bleu azur, tandis que la RME, de cylindrée moindre (1,5 litre), se pare d'un bleu outremer[5]. L'année 1953 marque le terme de sa commercialisation lorsque la RMH Pathfinder lui succède. Ultime représentante de la marque à embarquer le moteur Big Four, la RMF est fréquemment qualifiée par les exégètes de la marque de dernière automobile Riley authentique. Sa production globale prend définitivement fin en 1957.

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Moteur Riley Big Four de 2,5 litres

Conçu dans un contexte d'austérité budgétaire en l'espace de quelques mois, le propulseur quadricylindrique de 2,5 litres, baptisé Big Four, est dévoilé au cours de l'été 1937. Cette motorisation affiche une puissance fiscale de 16,07 chevaux selon le système de calcul de la Royal Automobile Club (RAC). L'architecture mécanique s'inscrit dans la stricte lignée des principes d'ingénierie propres à la firme Riley — déjà mis en œuvre sur le bloc de 1,5 litre —, tout en s'en distinguant par l'adjonction d'une chemise d'eau périphérique qui ceint intégralement les cylindres afin d'en optimiser le refroidissement. L'arbre moteur, intégralement contrebalancé, est supporté par trois paliers principaux. Durant la période de l'entre-deux-guerres, le rendement initial de 80 ch (60 kW) connaît une première évolution pour atteindre 85 ch (63 kW)[13]. L'ultime déclinaison du bloc, destinée à la berline Riley Pathfinder, développe une puissance de 110 ch (82 kW) ; sa manufacture perdure jusqu'au terme de la production de ce modèle, en février 1957[14].

Notes et références

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Riley RM » (voir la liste des auteurs).
  1. (en) « British car brochures www.car-brochures.eu — Riley adverts » [archive du ] (consulté le )
  2. (en) « The New Riley », The Manchester Guardian (1901-1959), Manchester,‎ , p. 6
  3. (en) « 200,000 Cars in 12 months: Motor Trade's Plans Fifty percent for export », The Manchester Guardian (1901-1959), Manchester,‎ , p. 5
  4. (en) « City Notes », The Times,‎ , p. 7
  5. a et b (en) Rob Malpas, « Frequently Asked Questions », rileyrob.co.uk
  6. (en) « The Riley 2.5-litre Road Test », The Motor,‎
  7. (en) « Riley 2½-Litre RMC », www.classicandsportscar.com
  8. (en) « News in Brief », The Times,‎ , p. 2
  9. (en) « Nuffield Cars For Motor Show », The Times,‎ , p. 2
  10. (en) « New Nuffield Cars », The Times,‎ , p. 2
  11. (en) Michael Sedgwick et Mark Gillies, A-Z of Cars 1945-1970, Bay View Books, (ISBN 9781870979092), p. 163
  12. a et b (en) « The Riley 1.5 Litre Road Test », The Motor,‎
  13. (en) Dr. Anthony Terence Birmingham, Riley: The Production and Competition History of the Pre-1939 Riley Motor Cars, G. T. Foulis and Co. Ltd.,
  14. (en) Jeffrey Bridges et Bernie Peal, Wolseley Six-Ninety: A Super Profile, Birmingham, UK, Wolseley Register, (ISBN 9780956967633)

Bibliographie

  • (en) John Ramsey, The Swapmeet and Toyfair Catalogue of British Diecast Model Toys, Swapmeet Toys and Models Ltd, (ISBN 978-0950931906), p. 29
  • (en) Michael Sedgwick et Mark Gillies, A-Z of Cars 1945–1970, Motorbooks International, (ISBN 1-870979-39-7)
  • (en) James Taylor, Riley RM-Series, Motor Racing Publications, (ISBN 978-0947981365)
  • (en) John Price Williams, Riley: The Legendary RMs, Crowood Press, (ISBN 978-1861267610)

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